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Top Gun : Maverick
Film2022131 min

Top Gun : Maverick

8.4

« Un blockbuster d'une exécution presque irréprochable dans un cadre narratif volontairement conservateur. Ce n'est pas un film malin, c'est un film bien fait — ce qui est devenu plus rare. À voir sur le plus grand écran possible, et l'original n'est pas un prérequis. 8/10 Si c'est destiné au catalogue Ludoverse, je peux le reformater en fiche (synopsis court, note, tags, blocs plateformes) plutôt qu'en article libre. »

Réalisation : Joseph Kosinski, Christopher McQuarrie, Ehren Kruger

Avec : Tom Cruise, Miles Teller, Jennifer Connelly

Synopsis

Après plus de 30 ans de service en tant que l'un des meilleurs aviateurs de la Marine, Pete "Maverick" Mitchell est à sa place, repoussant les limites en tant que pilote d'essai courageux et esquivant l'avancement de grade qui le mettrait à la terre. Entraînant de jeunes diplômés pour une mission spéciale, Maverick doit affronter les fantômes de son passé et ses peurs les plus profondes, aboutissant à une mission qui exige le sacrifice ultime de ceux qui choisissent de la piloter.

La critique

Trente-six ans après l'original, Pete "Maverick" Mitchell est toujours capitaine, toujours insubordonné, et toujours dans un cockpit alors que la hiérarchie voudrait le voir derrière un bureau. On le rappelle à Top Gun pour entraîner une nouvelle génération de pilotes en vue d'une mission jugée quasi impossible. C'est tout ce qu'il faut savoir.

Ce qui fonctionne

L'aérien, d'abord, et c'est écrasant. Kosinski a fait installer des caméras IMAX dans de vrais F/A-18 et a fait voler ses acteurs pour de bon : les visages déformés par les G, l'horizon qui bascule, l'inertie des appareils — rien de tout ça n'est simulé, et ça se sent immédiatement. À une époque où tout se règle en post-production, le film redonne un poids physique au spectacle. Les vingt dernières minutes sont une leçon de montage et de tension géographique : on comprend toujours où sont les avions, ce qu'il reste à faire, combien de secondes il reste.

Le son mérite une salle correcte : le mixage des réacteurs et la partition (Zimmer, Balfe, plus le thème original de Faltermeyer ressorti au bon moment) font une bonne moitié du travail émotionnel.

Cruise, enfin, tient le film sur une seule idée : un homme qui n'a jamais su être autre chose que pilote, confronté à un monde qui n'a plus besoin de pilotes. C'est simple, mais c'est joué avec une vraie mélancolie, et le film s'en sert pour construire sa relation la plus forte — que je ne détaillerai pas ici.

Ce qui accroche

Le scénario est un manuel de structure hollywoodienne appliqué sans le moindre écart : on anticipe chaque étape trente minutes à l'avance. L'ennemi n'a ni nom, ni pays, ni visage — un choix commercial assumé qui vide la mission de tout enjeu moral et rapproche parfois l'ensemble du spot de recrutement. Les jeunes pilotes, à part deux, restent des silhouettes ; Phoenix en particulier méritait bien mieux. Et la romance, bien qu'incarnée avec charme par Jennifer Connelly, sert surtout de respiration entre deux vols.

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